Le Contemporaliste

L'homme et ses facettes.

Apprendre à choisir ses batailles, c’est vital!

Je suis un gars issu d’un milieu ouvrier. J’ai passé toute ma jeunesse avec des hommes qui avaient beaucoup de difficulté à exprimer leurs émotions. Néanmoins, ils savaient se taire au bon moment. Ces grands gaillards préféraient garder le silence plutôt que de devoir gérer des conflits. Ils maîtrisaient l’art du mutisme. Ils restaient de marbre devant un interlocuteur braillard, hurleur, tapageur ou criard.

Sans trop vouloir me dévoiler, j’ai un boulot qui requiert beaucoup de tact. J’apprécie mon lieu de travail, et c’est un gagne-pain très stimulant. J’aime l’être humain dans son ensemble. J’adore aider mon prochain. Cependant, j’ai une grande gueule. Je suis incapable d’être taciturne devant des injustices. Contrairement à mes chers oncles, j’ai un faciès très expressif et je réagis de vive voix devant des situations aberrantes.

J’ai la fâcheuse manie de me mettre dans le pétrin à cause de ma langue déliée. Je suis un grand bavard. J’en dis parfois trop. Même assez souvent. Détrompez-vous, ce n’est pas par méchanceté. Je suis un homme de convictions. Je n’ai pas une once de méchanceté. J’aime la droiture, la rectitude et l’ordre. Je suis d’avis que sans rigueur, c’est le chaos.

Pourtant, je dois apprendre à baisser la tête. À clore mes lèvres. À me censurer dans le seul but de m’éviter des ennuis. De plus, l’affrontement, c’est très fatigant pour le corps et l’esprit. Le silence, c’est s’offrir un peu de répit, se recentrer, réfléchir et prendre une pause afin de mieux contrôler nos cordes vocales. Dieu sait que je fais des efforts. Parce qu’après tout, la sagesse, c’est se rendre compte du travail à accomplir, mais aussi se féliciter pour nos efforts.

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