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Ces marques qui font aveuglement confiance aux agences de relations publiques

Aujourd’hui, j’aimerais vous expliquer les liens qui unissent les blogueurs aux marques. Certaines relations professionnelles sont harmonieuses, d’autres sont chaotiques. Mon but est de vous expliquer le fonctionnement des marques vis-à-vis la gestion de leur marketing et des relations publiques. Vous allez voir que nos liens ne sont pas toujours faciles.

La plupart du temps, une entreprise a dans ses murs un service de communication. Ce département est en charge de la publicité et des relations entre la marque et les médias. Le directeur des communications gère son équipe, épaulé d’un assistant et/ou d’un coordonnateur.

Il y a deux scénarios possibles pour la gestion des relations publiques:

La première option est de gérer tout à l’interne. Dans les bureaux, une petite équipe s’affaire à préparer des stratégies commerciales, tout en répondant du mieux qu’elle le peut aux courriels entrants des médias. Lorsque vous nous posez des questions plus spécifiques quant à la composition d’un soin de beauté, c’est à ce service que je m’adresse. Or, le seul inconvénient est que le temps de réponse peut être très long. C’est pour cela que certains gros groupes paient des agences de relations publiques en externe pour gérer des centaines de questions à chaque jour.

La seconde option est de payer un sous-traitant qui aide la marque à s’établir et à gérer son service média. C’est d’autant plus important lorsque votre compagnie favorite est présente un peu partout sur le globe. Il faut bien connaître les mœurs et les  habitudes d’achats des consommateurs. Le gros désavantage est que l’agence s’occupe de plusieurs comptes en même temps. Cela réduit donc son sentiment d’appartenance à une marque en particulier. Toutefois, il y a un important roulement au sein des agences externes et il arrive que je puisse perdre un précieux contact au bout de quelques mois. De plus, comme une marque tente de trouver l’agence la moins chère et qui respecte sa philosophie de vente, elle peut changer de firme de relations publiques quasiment à chaque année.

Comment un blogueur peut-il évoluer entre ces deux scénarios?

En tant que blogueur, le tiers de ma tâche est d’entretenir des liens professionnels avec les marques. Souvent, je reçois les nouveautés des marques, mais je dois aussi leur écrire pour faire mes demandes. Les partenariats sont clairs et simples : la compagnie nous envoie quelque chose à essayer et nous écrivons nos impressions par le biais d’un article. Dans le monde de la beauté, c’est très rare qu’une entreprise paie le blogueur, en plus de lui envoyer un cadeau. C’est un ou l’autre. Comme toujours, un blogueur se doit d’être respectueux envers son lectorat et de clairement indiquer son allégeance et ses pots-de-vin reçus. Évidemment, un montant d’argent peut faire pencher la balance à l’avantage de la marque qui aura droit à la plupart du temps à une critique élogieuse. Il ne faut pas se le cacher. Personne n’est 100% objectif avec une liasse de billets.

Nous avons certaines contraintes au Canada. Le marché est semblable à celui de la Belgique avec des exigences de langue et de culture bien distinctes. Je me heurte parfois à des firmes de relations publiques de Toronto. Ces relationnistes ne connaissent pas très bien le marché québécois et il est très rare de pouvoir communiquer avec quelqu’un qui nous répond en français dans la Ville-Reine. Tout se fait donc dans la langue des affaires, l’anglais. Du côté des agences de presse au Québec, je leur reproche un certain manque d’ouverture vis-à-vis les blogueurs masculins. Ce n’est pas un problème du côté des anglophones.

Ce que je déplore…

C’est que bien des marques donnent carte blanche aux agences externes. Le directeur des communications rompt donc son contact privilégié avec les médias pour s’occuper d’autres tâches à l’interne. Il ne semble jamais au courant des agissements, parfois néfastes, de la part des relationnistes de presse envers les blogueurs. Bien des agences favorisent certains blogueurs au détriment des autres. Le copinage est très fréquent, même banal maintenant au Québec et en France. Remarquez ce détail lorsque vous zieutez Instagram. Une marque X invite toujours les mêmes blogueurs à ses soirées ou voyages de presse. Il n’y a donc pas de place pour les autres qui tentent de se démarquer du lot.

Je reproche aux marques de se désintéresser des médias lorsqu’ils octroient des contrats aux firmes de relations publiques. Bien de gros conglomérats ne respectent pas les blogueurs à leur juste valeur. Pourtant, nous sommes du cheap labor pour eux et ils peuvent donc diminuer leurs grosses sommes dédiées au marketing. Remarquez comment les journaux et les magazines sont de plus en plus minces ou disparaissent complètement. C’est la pub des marques qui leur permet d’exister. Une entreprise doit être accessible et éviter les guerres de clocher.

Je ne vais pas vous le cacher. Des firmes de relations publiques ou des marques ne veulent plus collaborer avec mon blogue. Pourquoi? Parce qu’au Québec, être trop honnête est passible d’un retrait à vie des précieuses listes de presse. J’ai un immense respect pour les gens qui sont capables de me dire non. Une réponse négative est plus facile à avaler que de faux prétextes. L’avantage des hommes dans le milieu des communications, c’est qui’ils osent dire non, beaucoup plus que les femmes. Pourquoi inventer 56 000 fausses raisons quand un simple non te fait sauver beaucoup de temps?

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