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Critique Théâtre: ICARO, du gros n’importe quoi!

L’artiste de cirque Daniele Finzi Pasca n’en est pas à ses premières armes dans le monde du spectacle. En effet, depuis 1991, il parcourt le monde pour présenter son spectacle Icaro, qui a été joué plus de 791 fois dans 130 villes à travers le monde, notamment à Montréal à plusieurs reprises. Écrite durant un séjour en prison que l’auteur a fait en Suisse pour objection de conscience, l’œuvre aborde la question de l’enfermement, non pas tant entre quatre murs que dans la tête de l’interprète, dont on découvre l’imaginaire très foisonnant…

Le concept est simple : Finzi Pasca surgit d’entre les rideaux et s’adresse aussitôt à la foule, dans un français très approximatif et à un débit très rapide, pour raconter des anecdotes, qui seraient censées être drôles si elles étaient mieux dosées, mais dont on ne comprend pas grand-chose étant donné le faible niveau de français de l’artiste, qui passe d’une anecdote décousue à une autre, segments entrecoupés de longues tirades en italien, d’onomatopées et de gestes saccadés pour appuyer ses dires. Le spectateur pense alors : ce n’est que le prologue. Le spectacle va bientôt commencer. Cependant, le prologue en question s’étire durant dix minutes, Finzi Pasca ne cessant de parler, parler et parler. Il entreprend alors de s’emparer d’une personne dans la foule, qu’il prend en otage et amène avec lui derrière les rideaux. Les spectateurs patientent durant dix autres minutes. Les rideaux s’ouvrent : deux lits d’hôpital sont sur scène : la spectatrice en otage est couchée dans l’un tandis que l’artiste, qui a revêtu une jaquette d’hôpital est dans l’autre. Et il reprend son monologue du prologue. Seulement, il s’adresse seulement à la spectatrice qu’il a capturée, à qui il parle durant 1h45 minutes et avec laquelle il s’amuse comme s’il s’agissait de son jouet. Son long monologue est régulièrement interrompu par des pitreries (pas drôles) qu’il fait avec les objets environnants, comme s’empêtrer dans des rideaux, chercher sa clef, parler avec des plantes qu’il sort d’un coffre, déguiser sa nouvelle amie avec ce qu’il lui tombe sous la main, et ce, à la manière d’un enfant de deux ans. Bien qu’il présente ce spectacle depuis plusieurs décennies, il semble que son art ne soit pas tout à fait à point. En effet, à certains moments de la présentation, on aurait dit qu’il improvise et invente la première blague premier niveau qui lui vient à l’esprit.

Bref, le spectacle est d’un ennui mortel, assommant. Sauvez-vous en courant si on vous propose ce spectacle! Car il y est grandement question d’enfermement, et pas n’importe quel : celui du spectateur, qui est emprisonné durant presque deux heures dans la tête de l’interprète sur scène, et ce n’est pas beau!

À éviter près de chez vous!

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