Le Contemporaliste

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Entrez dans l’univers de Virginie Fortin avec le spectacle DU BRUIT DANS LE COSMOS!

Depuis quelques années, une nouvelle génération de femmes humoristes, issues essentiellement de la génération Y, prennent leur place au Québec. Virginie Fortin est de celles-là. Remarquée comme comédienne dans la série Trop ainsi que comme coanimatrice de L’heure est grave, la jeune femme présentait mercredi dernier au théâtre Outremont son premier spectacle solo intitulé Du bruit dans le cosmos, un titre qui pique la curiosité.

C’est une Virginie Fortin survoltée qui fait son apparition sur scène entourée d’un décor s’apparentant à la voûte céleste, parsemée d’étoiles scintillantes. Volontairement angoissée, elle s’inquiète de ce que nous sommes en train de flotter dans le cosmos, mais que nous sommes préoccupés seulement par nos problèmes sur terre. Prenant comme prémisse la sonde envoyée en 1977 aux extra-terrestres qui a récemment dépassé les confins de notre système solaire, Fortin constate que l’humanité s’est montrée sous son meilleur jour dans le contenu de ce qu’elle a envoyé aux aliens pour présenter notre civilisation. Car l’autre face de l’humanité, qui détruit l’environnement et est obnubilée par l’argent et son propre nombril, est peu reluisante. Sans être moralisatrice, Fortin se permet d’être engagée en critiquant le capitalisme, par le biais de comparaisons et d’analogies brillantes. Elle se moque ainsi de ceux qui rêvent d’être milliardaire, un objectif qu’elle considère comme un problème mental comparable à un trouble d’accumulation compulsive, contre lequel elle n’est pas immunisée elle-même avec ses 26 camisoles. Elle se paie également la tête des annonceurs de voitures, qui se moquent des petites voitures écologiques et prétendent qu’il est courageux de conduire en gros VUS, alors que c’est probablement le véhicule le plus sécuritaire parmi toutes les voitures sur la route.

Fortin est aussi dotée d’un bon sens de l’autodérision, pour notre plus grand plaisir. Elle nous relate ainsi le premier numéro humoristique qu’elle a écrit sur un sans-abri édenté, dont elle a honte et qu’elle décide de réécrire sur scène, de la bonne façon cette fois et intelligemment. Elle en profite pour critiquer certains de ses confrères humoristes qui se permettent de dire des énormités sur scène, tels que Peter MacLeod et sa blague sur les femmes asiatiques qui ne savent pas conduire. « Il est plus accepté d’être raciste que féministe. Ceci est une étude menée par Peter MacLeod », renchérit-elle.

Mais le clou de la soirée est certainement son numéro sur les féminazies. Partant de la prémisse qu’elle se fait traiter de féminazie par des gens un peu ignorants alors qu’elle est une féministe tout ce qu’il y a de plus modéré, pour leur démontrer l’absurdité de ce qualificatif, elle imagine un régime féministe nazi, dans lequel les féminazies, ne pouvant l’emporter physiquement sur les hommes, utiliseraient la ruse pour les attirer dans un bus Budweiser qui les attirerait « avec 8 de leurs amis, dans un manoir Budweiser ». Or, ceux-ci seraient plutôt conduits dans un camp de concentration, où « on va retrouver le journal de Yan Franck », blague-t-elle.

Bref, Fortin surprend et divertit dans ce premier spectacle solo, et elle le fait de manière très intelligente. Voilà une humoriste attachante et dynamique, et surtout très talentueuse, dont on entendra certainement beaucoup parler dans les prochaines années!

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