Le Contemporaliste

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Juste une p’tite nuite au CIRQUE DU SOLEIL : un hommage vibrant aux Colocs

Après avoir rendu hommage à Robert Charlebois, Beau Dommage et Luc Plamondon au cours des dernières années, le Cirque du Soleil récidive, cette fois en célébrant le groupe culte des années 1990, Les Colocs, toujours à l’amphithéâtre Cogeco de Trois-Rivières. Campé sur le bord du fleuve dans un paysage magnifique, l’amphithéâtre extérieur, muni d’un toit pour contrer les intempéries, s’avère l’emplacement idéal pour ce genre de spectacle de haute voltige.

Le concept du spectacle de 75 minutes, mis en scène par Jean-Guy Legault, est simple : un groupe d’amis se réunit dans une ruelle délabrée à la tombée de la nuit, un prétexte pour revisiter le répertoire musical des Colocs, plus spécialement leurs grands succès, tirés surtout des albums Les Colocs et Dehors Novembre. Les artistes de cirque accomplissent ainsi mille et une prouesses sous l’air des chansons des Colocs, conservées presque entièrement dans leur intégralité avec la voix du défunt chanteur Dédé Fortin, pour le plus grand plaisir des amateurs du groupe.

Le spectacle hommage est réussi dans la mesure où les différents numéros s’intéressent tant au côté lumineux qu’à la face sombre de Dédé, d’où le choix judicieux d’utiliser autant les chansons de son album le plus joyeux et celles de son album le plus sombre. En effet, les numéros parviennent à transmettre aux spectateurs l’énergie débordante du chanteur des Colocs, son militantisme pour la justice sociale, sa sensibilité exacerbée, son mal de vivre incurable ainsi que son authenticité qui nous manque tant. Pour les chansons plus joyeuses, telles que Bonyeu, donne-moé une job, Passe-moé la puck, Maudit qu’le monde est beau, les numéros de groupe sont privilégiés. Ainsi, des acrobaties sous le rythme endiablé et festif de ces chansons sont réalisées, tout comme des chorégraphies de danse rythmées, le tout dans un style très rock-urbain. On est imprégné de l’énergie trépidante des artistes de cirque ainsi que de celle de la musique des Colocs.

Toutefois, les moments les plus mémorables du spectacle surviennent lors des numéros accompagnant les chansons plus sombres et déchirantes des Colocs, telles que Le répondeur, Juste une p’tite nuite et Belzébuth. Les numéros de groupe sont alors troqués pour des numéros constitués de quelques acrobates seulement, un choix pertinent, qui permet de mettre l’emphase davantage sur le talent de ceux-ci tout en permettant aux spectateurs de vivre quelques moments intimistes et bouleversants à travers la douleur et le mal-être de Dédé Fortin. Ainsi, sous l’air du Répondeur, un acrobate se livre à un ballet vertigineux avec une une lampe acrobatique qui a de quoi stupéfier la foule. Le numéro final sous l’air de La comète, qui se caractérise par des sauts en hauteur, surprend également.

Somme toute, ce spectacle hommage aux Colocs a de quoi réjouir les spectateurs, et ce, tant les inconditionnels du groupe que ceux qui n’auraient pas eu la chance de les connaître. André Fortin brille tout au long du spectacle, teinté fortement de sa personnalité et de sa voix. On passe un très, très bon moment. Bref, il s’agit d’un divertissement à ne surtout pas bouder !

Spectacle présenté jusqu’au 18 août 2018 à l’Amphithéâtre Cogeco, de Trois-Rivières, au Québec. Détails et achat des billets ( ici )

Crédit photo : Reik Von Wittelsbach | Le Contemporaliste
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Photo By: Marie-Andrée Lemire

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