Le Contemporaliste

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Les troubles alimentaires, le nouveau fléau masculin

Le culte du corps atteint de nouveaux sommets. Les troubles alimentaires gagnent beaucoup de terrain du côté des hommes. En effet, 10% des personnes affectées par un désordre alimentaire sont des mecs. C’est un trouble de santé mentale et il est important d’en être conscient. Il faut savoir que les troubles alimentaires peuvent mener jusqu’à la mort. L’homme est soumis à une image corporelle rigide dans les médias. Si vous ne ressemblez pas à une petite catégorie de beaux gosses, vous êtes moche.

Commençons par définir l’anorexie mentale et la boulimie mentale:

  • Anorexie: Maladie dans laquelle le souci de minceur et les obsessions engendrent une perte de poids importante.
  • Boulimie: La personne atteinte est prise dans un cycle où elle perd le contrôle dans son alimentation, suivi de comportements compensatoires qui visent à éliminer la nourriture absorbée.

Évidemment, il faut prendre en considération certains facteurs. Ceux de la sphère biologique sont reliés à des antécédents familiaux, des prédispositions génétiques et des personnalités anxieuses. Les facteurs socioculturels concernent les idéaux corporels véhiculés par les médias et le stress lié aux exigences développementales durant l’adolescence. Il y a aussi des facteurs psychologiques, comme par exemple l’immaturité émotionnelle, le perfectionnisme et la faible estime de soi. Enfin, l’influence de la famille y est pour beaucoup avec les habitudes alimentaires, l’alcoolisme ou les conflits.

Il y a de nombreux symptômes, dont:

  • Anorexie mentale:

-Physique: Poids 15% inférieur au poids santé, bradycardie, hypothermie, déséquilibres liquidiens, cachexie ( perte musculaire, yeux cernés, os saillants, peau sèche), lanugo ( duvet visage et corps), constipation.

-Comportementaux: privation volontaire de nourriture, rituels ou comportements obsessifs face à manger, vomissements provoqués, laxatifs, vêtements trop amples ou exagérant la maigreur.

-Psychologiques: déni de la gravité, perturbation de image corporelle, peur d’engraisser, anxiété relative à la prise d’un repas, conception de soi influencée par forme du corps et poids, préoccupations relatives aux aliments, développement psychosexuel retardé.

  • Boulimie:

-Physiques:déshydratation, hypotension, arythmies,  hypoglycémie, constipation/diarrhées, œsophagite.

-Comportementaux: épisodes récurrentes de crise de boulimie, moyens purgatifs.

-Psychologiques:  labilité humeur, conception de soi dépendante du poids, honte/discrétion aux purges.

Il y a aussi une série de critères que le professionnel de la santé doit prendre en compte pour l’élaboration de son diagnostic.

J’aimerais vous présenter Dorian, un homme qui a vécu le cauchemar et le cycle vicieux des troubles alimentaires. Il a répondu à quelques-unes de mes questions:

Le avant et le après.

Le avant et le après.

Peux-tu nous expliquer à partir de quelle âge as-tu commencé à souffrir de troubles alimentaires et quelles étaient tes motivations du moment?

Je suis tombé dans les TCA à l’âge de 17ans, car je me trouvais trop gros, mais je n’ ai pas su m’arrêter.

As-tu eu de graves problèmes de santé ou est-ce que ton état à nécessité une hospitalisation?

Aujourd’hui, j’ai encore de temps en temps des douleurs d’estomac. Je n’ai pas voulu être hospitalisé.

Qu’est-ce qui a été l’élément déclencheur pour reprendre ta santé en main et quels outils as-tu utilisé?

L’élément déclencheur  a été quand j ai commence a vomir du sang, je me suis dit que je ne pourrais pas vivre toute ma vie comme ça. J’ai joué sur mon mental pour m’en sortir.

Que fais-tu maintenir pour te maintenir en bonne santé?

Aujourd’hui, je fais du sport (beaucoup de musculation, du vélo , de la course a pied), je vois des amies et je fais des activités (paint-ball,….)

As-tu des conseils à donner à des lecteurs atteints des troubles alimentaires?

Pour s’en sortir, il faut arrêter de compter les calories, ne plus penser à la nourriture , jeter la balance et surtout avoir confiance en soi.

Il ne faut pas hésiter à consulter un professionnel de la santé pour obtenir plus d’informations sur les troubles alimentaires.

Crédit photo : Reik Von Wittelsbach | Le Contemporaliste
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