Le Contemporaliste

L'homme et ses facettes.

Who we are in the dark : la musique indie rock s’invite sur scène!

La célèbre chorégraphe canadienne Peggy Baker était de passage à Montréal le 27 mars dernier pour présenter son nouveau spectacle intitulé Who we are in the dark. Toujours à la recherche de nouvelles sources d’inspiration, Baker, lauréate du Prix du Gouverneur général, a fait appel cette fois à la collaboration de deux musiciens d’immense talent, nuls autres que la violoniste Sarah Neufeld et le batteur Jeremy Gara, du groupe indie rock Arcade Fire, dont la réputation n’est plus à faire. Des œuvres du défunt John Heward et de Jeremy Mimnagh sont également projetées sur scène. Le spectacle s’avère ainsi le fruit d’un travail multidisciplinaire mélangeant danse, musique et arts visuels.

Dédiée à l’obscurité et aux émotions qui nous traversent lorsqu’on est seul avec soi-même, cette nouvelle création de Peggy Baker explore les émotions et le chaos qui caractérisent chaque être humain, traversé par différents états d’âme au cours de sa vie. Pour ce faire, les différents tableaux de danse et de musique que comporte le spectacle ont été élaborés autour de la thématique de la noirceur, de l’ombre. Les différents numéros de danse de ce spectacle, agrémentés par les projections d’œuvres visuelles sur scène, suscitent ainsi différentes émotions chez le spectateur, telles que la solitude, le deuil, le néant, le non-égo, la confusion, ou encore la mélancolie. Si le contenu des différents tableaux, tantôt très énergique, tantôt très posé, peut sembler a priori quelque peu disparate, cette dissemblance se justifie par la volonté des créateurs de dépeindre le chaos humain, chaos qui s’avère pourtant très organique en même temps, étant donné que les mouvements des danseurs, tous vêtus de noirs, se fondent les uns dans les autres dans une myriade de spirales, de roues et de chaînes humaines culminant en atterrissages retentissants sur le sol.

Somme toute, Who we are in the dark est une oeuvre exigeante, certes, mais qui mérite qu’on s’y abandonne pour en apprécier toutes les qualités artistiques indéniables.

Spectacle présenté du 27 février au 2 mars 2019 au Théâtre Maisonneuve, de la Place des Arts de Montréal.

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