PARADISIUM à la TOHU : des ténèbres et des hommes!
Récemment, la troupe hongroise Recirquel Cirque Danse by Bence Vági débarquait à la TOHU pour présenter son spectacle intitulé Paradisium.
Plongée dans la pénombre, la scène, très épurée, accueille six acrobates qui, chacun, présentent des numéros individuels époustouflants. À l’aide d’un jeu de lumière ingénieux, dans lequel leurs physiques, sculptés par l’ombre et la lumière, sont magnifiés, les artistes dévoilent leur maîtrise exceptionnelle de leur discipline.
Le spectacle démarre tranquillement, sous une musique légèrement angoissante. Les acrobates sont prisonniers des ténèbres, personnifiés par un gigantesque tissu mouvant, qui tantôt les engouffre, tantôt les accompagne dans leur existence, symbolisant leur quête intérieure. Dans chacun des numéros, ils doivent composer avec cet élément de leur existence. Et quels numéros!
Le premier numéro en est un de perche oscillante, dans laquelle l’acrobate tourne autour de sa barre avant de se hisser sur celle-ci et de défier la gravité. Impressionnant! Dans le deuxième numéro, une contorsionniste lui succède. Elle se livre à des exercices stupéfiants, digne d’une araignée aux mille et une pattes, ses longs cheveux blonds pendouillant devant son visage, laissant les spectateurs rivés à leurs sièges. Les numéros de cerceau aérien et de sangles se révèlent tout aussi ahurissants, les acrobates rivalisant de virtuosité dans la maîtrise de leur discipline. Puis, soudain, un numéro de tambour tribal envoûtant s’amorce, rompant avec la lenteur précédente du spectacle. La présentation s’achève quand les artistes, tout éthérés, traversent finalement le voile de tissu, accédant possiblement à un monde meilleur.
On ressort à la fois ahuri et émerveillé de Paradisium, qui nous amène là où on n’est pas habitués d’aller. Et légèrement sonné, dans le bon sens!
En espérant que ce beau spectacle puisse se promener un peu partout dans le monde. Découvrez la programmation de la Tohu (ici)