Le Contemporaliste

Curateur de bien-être et art de vivre masculin depuis 2012

Sono IO? à la TOHU : du cirque réconfort!

Le 19 novembre 2025 marquait le coup d’envoi de la nouvelle saison de la TOHU. Pour l’occasion, un duo hors du commun débarquait à la Tohu : Circus Ronaldo, qui présentait sa nouvelle création intitulée Sono IO? (est-ce moi?) Le duo père-fils, constitué de Danny et Pepijn Ronaldo, s’interroge sur la notion de transmission quand on est la sixième génération d’artistes circassiens.

D’emblée, on se retrouve dans un décor rempli d’instruments de musique et de cordes à linge. Danny Ronaldo, le père, est assis dans sa vieille baignoire sur pattes, écoutant de vieux enregistrements. C’est alors que le fils débarque sans crier gare, pour le plus grand bonheur et agacement du paternel. Et la dynamique entre les deux hommes s’installe, et elle se révèle truculente.

Le rythme un peu plus lent du début peut surprendre, mais il permet justement d’installer cette dynamique authentique entre les deux, dans laquelle tendresse et rivalité s’entremêlent.

Le paternel, bien que vieillissant, cherche à montrer qu’il est toujours dans le coup et se permet de conseiller et réprimander son fils qui, de son côté, cherche à trouver sa voie dans le monde circassien pour se démarquer de son père, tout en épargnant l’orgueil de ce dernier.

Leur rivalité se manifeste autant dans des numéros de jonglerie que dans des segments musicaux. Le père et le fils sont tous deux d’excellents musiciens, qui maîtrisent de nombreux instruments de musique, tels que piano, contrebasse, cuivre… Les instruments de musique deviennent alors des prétextes pour exposer la relation père-fils, caractérisée par les accès de colère et de mauvaise foi amusante du père, ainsi que l’admiration du fils pour son père et son espièglerie à son endroit.

Leur cirque n’est pas caractérisé par des acrobaties de haute voltige, mais par des numéros humoristiques hilarants et des prouesses complètement déroutantes qui laissent les spectateurs pantois. Par exemple, dans un numéro survolté, le duo se retrouve à faire du rolo bolo sur un piano, un exercice très casse-gueule, dont l’apothéose est très absurde et hilarante.

Le spectacle culmine avec un numéro aérien, dans lequel Pepijn, le fils, parvient à trouver sa voie en tournoyant aux sangles avec une contrebasse, sous le regard admiratif et fier de son paternel.

Ce dernier abdique et cède sa place dans la lumière à son fils, avant de se retirer dans l’ombre, parmi le public. La relation filiale, qui est dévoilée tout en douceur, s’avère très émouvante. Du cirque comme on en voit peu. Du cirque réconfort qui fait beaucoup de bien.

Surveillez si le spectacle s’installe dans votre coin de pays. Sinon, jetez un coup d’oeil à la programmation de la Tohu (ici)

Photo By: Tom Herbots, Patrick Van Vlerken

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