« Ten Thousand Hours » à la TOHU : sublime et très proche de la perfection!
Après nous avoir ébahis ces dernières années avec ses créations originales « The Pulse » (2023) et « The Mirror » (2024), la troupe australienne Gravity & Other Myths était de retour à Montréal cette semaine pour présenter son nouveau spectacle intitulé Ten Thousand Hours. Le titre fait référence à la théorie des 10 000 heures, selon laquelle il faut cumuler ce nombre d’heures pour devenir un maître dans une discipline. Si la perfection n’existe pas, on peut dire que la troupe s’en rapproche grandement avec cette nouvelle création.
Résolument ludique et farceur, le concept du spectacle consiste à mettre nos artistes circassiens au défi. Ainsi, l’une d’entre eux s’amuse à refaire plusieurs fois des exercices d’échauffement, que ce soit en mode breakdance, cowboy ou rhinocéros, de quoi réchauffer aussi la foule en liesse. Un autre numéro marquant est celui où une spectatrice dessine des figures sur un lutrin, que les acrobates s’affairent à reproduire, ce qui engendre des enchevêtrements humains complètement loufoques et périlleux! Car, également maîtres dans les pyramides humaines, les huit acrobates présents sur la scène parviennent à créer de gigantesques figures humaines en se lançant et propulsant les uns les autres sur le sol ou sur les épaules d’un acolyte. Intégrant cirque, danse et acrosport dans leurs chorégraphies, ils demeurent fidèles à leur tradition de n’utiliser pratiquement aucun accessoire. Tout est dans la force brut et la mise en scène, assurée par Lachlan Binns. Le tout accompagné d’un percussionniste-batteur chevronné qui fait battre le cœur du spectacle pendant toute la présentation.

Un moment inoubliable du spectacle est celui où les huit artistes circassiens se glissent dans la peau de chats qui se livrent à des sauts les uns sur les autres pour former une espèce de pyramide féline, tout en voltigeant dans les airs et en retombant gracieusement sur leurs pattes.
En bref, « Ten Thousand Hours » révèle huit virtuoses en parfaite maîtrise de leur discipline qui n’ont pas fini d’éblouir les foules. On en veut encore!
C’était présenter à la Tohu du 23 au 26 avril 2026. Le reste de la programmation de la Tohu (ici)