Le Contemporaliste

Curateur de bien-être et art de vivre masculin depuis 2012

2025, année de recentrage : bilan personnel

Je n’ai pas vécu 2025 comme une année de rupture, ni comme une année spectaculaire. Elle ne s’est pas imposée par des événements marquants ou des décisions radicales. Elle s’est plutôt installée progressivement, presque en sourdine, comme une année de recentrage. Une année où j’ai cessé d’ajouter des couches, des projets, des obligations, pour commencer à ajuster ce qui était déjà là.

Ce recentrage ne s’est pas fait dans l’urgence, ni dans le rejet. Il est né d’un constat simple : tout ne mérite pas d’être intensifié. Tout ne demande pas une réponse immédiate, une implication totale ou une réaction émotionnelle. J’ai commencé à faire le tri, non pas entre le bien et le mal, mais entre l’essentiel et le superflu.

Recentrer, pour moi, n’a pas signifié ralentir à tout prix ni me retirer du monde. Cela a plutôt voulu dire choisir avec plus de précision où mettre mon énergie, mon attention et mon temps. Et, peut-être surt

Reprendre possession de mon corps

L’un des changements les plus visibles de 2025 a été ma perte de poids. Je n’ai jamais cherché à en faire un projet identitaire ni un sujet de performance. Il s’agissait plutôt d’un besoin de cohérence : me sentir plus léger, plus mobile, plus confortable dans mon propre corps.

Ce changement n’a pas été motivé par une quête esthétique, mais par un désir de fluidité. Moins de lourdeur physique, mais aussi moins de lourdeur mentale. Avec le temps, j’ai constaté que cette transformation avait un effet bien au-delà du miroir : une posture différente, une énergie plus stable, un rapport au quotidien plus simple.

Apprendre à contenir l’anxiété au travail

2025 a aussi été l’année où j’ai cessé de croire que l’anxiété au travail devait forcément être combattue frontalement. J’ai compris que, parfois, le vrai levier n’est pas l’action, mais la contenance.

J’ai appris à réduire volontairement mon implication émotionnelle, à répondre moins, à expliquer moins, à me positionner avec davantage de neutralité. Non par désintérêt, mais par préservation. Cette distance assumée m’a permis de rester efficace sans m’épuiser, présent sans être aspiré.

Ce recentrage m’a aidé à mieux tolérer l’imperfection des systèmes, le bruit organisationnel, et les attentes parfois floues. J’ai cessé de vouloir réparer ce qui ne relevait pas de moi.

Cuba, comme point d’équilibre

Enfin, 2025 aura été marquée par mes séjours répétés à Cuba. Plus qu’une destination, c’est devenu un point d’équilibre. Un lieu où le temps ralentit naturellement, où les journées reprennent une structure simple, presque primitive.

Cuba m’a offert un espace mental où je n’avais rien à optimiser, rien à analyser. Juste être là. Marcher, observer, respirer. Cette régularité des départs a joué un rôle discret mais essentiel dans mon année : elle a servi de contrepoids à l’intensité professionnelle, une façon concrète de me rappeler que tout ne se joue pas dans la performance ou le contrôle.

Continuer, autrement

Si je devais résumer 2025, je dirais que c’est une année où j’ai appris à faire moins, mais mieux. À m’écouter sans me surinterpréter. À avancer sans me disperser.

Je n’en ressors pas transformé au sens spectaculaire du terme. J’en ressors plutôt ajusté. Et, pour moi, c’est exactement ce qu’il fallait.

Je vous souhaite une merveilleuse année 2026. Merci de prendre le temps de lire nos articles.

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